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Marché immobilier : est-ce le moment de vendre ?

30/03/2022

Dans le contexte de crise dans lequel nous vivons actuellement, il est une question qu’il est tout à fait légitime de se poser : est-ce le moment de vendre son bien ?

Afin d’y répondre, nous avons interrogé Kim Ruysen, Managing Director de Trevi.

Lors de cet entretien, nous avons pu mieux nous rendre compte de l’état actuel du marché immobilier, déterminer le type de biens qu’il peut être intéressant de vendre actuellement, mais aussi définir les avantages d’une vente immobilière à cette époque. 

  • Les prix de l’immobilier vont-ils se tasser ? 

Kim Ruysen affirme que pour l’instant, les prix de l’immobilier ne sont pas près de baisser. On voit qu’ils ont continué à augmenter jusqu’à ce jour. Mais pour la première fois en plusieurs années, les taux d’intérêt commencent eux aussi à augmenter. Aussi, il semble évident que la BNB envisage de laisser les taux augmenter parce que l’inflation est réelle et que tout le monde y est confronté. Mais nous ne nous attendons pas à ce que ces taux d'intérêt dépassent 2 %, de sorte que l'impact sur les emprunteurs sera assez limité sur une période de 20 ans.

Du côté des acheteurs, le marché semble se calmer et les intéressés ne se ruent plus sur chaque bien, ce qui était certainement le cas jusqu'au milieu de l'année 2021, la demande dépassant largement l'offre.

  • Sur le marché actuel, les vendeurs peuvent-ils espérer une plus-value sortant de l’ordinaire ? 

Cela dépend entièrement de l'emplacement du bien. Si le bien est situé dans un quartier ou une ville qui a la cote, le propriétaire peut en effet espérer une belle plus-value. Les centres-villes à tendance démographique positive, les villes côtières émergentes et les régions de résidences secondaires en général obtiennent invariablement de bons résultats en termes de valeur ajoutée. 

En tout cas, en période d'inflation, la stabilité de la valeur d'un bien immobilier joue égale-ment un rôle. Même si une propriété est achetée à un prix assez élevé, un investissement immobilier offre toujours un refuge sûr qui protège l'investisseur contre une forte inflation. Il existe peu de produits d'investissement traditionnels qui s'approchent de la stabilité de l'immobilier.

  • La baisse des droits d’enregistrement en Flandre va-t-elle entraîner l’apparition d’un nouveau public ?

En raison de la diminution des droits d'enregistrement en Flandre, on peut se demander si les primo-accédants auront plus facilement accès au marché immobilier et donc si le nombre de transactions augmentera. Cette décision peut en effet entraîner une certaine augmentation de la demande des jeunes couples pour leur premier achat. Cela devrait donc avoir un impact positif sur le marché immobilier flamand. D'autre part, il faut tenir compte d'une baisse du pouvoir d'achat, d'une forte augmentation des coûts de rénovation et d'une hausse des taux d'intérêt qui atténueront cet effet.

Pour les investisseurs qui achètent des biens de rapport, l'enregistrement a augmenté, ce qui pourrait limiter le nombre de transactions. Cependant, comme mentionné ci-dessus, il existe peu d'alternatives sur le marché pour un investissement stable à l’abris de l’inflation. 

Pour les investissements plus touristiques, il existe un vaste marché de résidences secondaires qui ressentira certainement l'impact de la hausse des droits d'enregistrement. Par exemple, les propriétés de la côte belge sont achetées par des investisseurs qui avaient l'habitude d'investir à l'étranger avant la crise du covid et qui ont maintenant retrouvé le chemin de ce type de bien. Ils verront probablement leur marge bénéficiaire diminuer. 

Le marché des biens de prestige ne ressentira évidemment pas cet impact, mais il reste un marché de niche.

  • Pour quels types de biens est-ce le moment de vendre ? 

Si l’on prend le cas de la Région Bruxelles-Capitale, le Renolution 2050 qui vise à améliorer les performances énergétiques des bâtiments d’ici à 2050 va impacter les ventes. En effet, les propriétaires qui n’ont pas les moyens ou qui ne souhaitent pas rénover eux-mêmes leurs biens vont les mettre en vente.

Il y a ensuite les propriétaires de biens d'investissement de plus de dix ans situés dans des endroits très prisés des centres-villes, où les prix ont considérablement augmenté. Selon Kim Ruysen, leur bien de rapport a déjà généré une plus-value non négligeable et le moment est venu de vendre et de réinvestir dans quelque chose de nouveau.

Les jeunes retraités propriétaires d'une maison individuelle appartenant au segment de marché de la tranche de prix moyenne et supérieure peuvent envisager de vendre leur maison maintenant. Ils en profiteront certainement et obtiendront un prix correct. Ils peuvent ensuite réinvestir cet argent dans un appartement confortable.

S'ils décident de ne pas vendre pour l'instant, ils risquent d'être confrontés à des travaux de rénovation énergétique qui peuvent s'avérer très coûteux pour une grande propriété. 

Il est important de noter que la liste de critères des acheteurs a changé depuis la crise du covid. Et pas seulement en termes de type de bien, comme nous l'avons mentionné dans des articles précédents. Les acheteurs cherchent une pièce de plus, pour pouvoir faire du télétravail en toute tranquillité. Avec l'augmentation drastique des prix de l'énergie, le PEB de la maison et sa consommation énergétique sont également devenus des questions im-portantes pour les acheteurs.

L’OP&TREVI offre un service complet aux propriétaires de biens immobiliers, d’investissement ou personnels, que ce soit pour la gestion locative de vos biens d’investissement, la vente ou encore le conseil en investissement, nous pouvons vous accompagner. 
Contactez-nous sans plus attendre pour nous communiquer votre projet. 

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