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Devenir propriétaire sans apport de départ : réalité ou utopie ?

11/01/2021

En décembre dernier, le journal "L'Écho" informait que les prêts hypothécaires de longue durée avec un quotiité de plus de 100% étaient en voie d'extinction et ce, avec l'objectif de réduire les risques pris par les institutions financières. Oui, mais voilà, ce constat fait office d'obstacle pour les primo-acquéreurs, ces jeunes et moins jeunes dont le rêve est d'accéder (enfin) à la propriété et qui voient leur rêve s'amenuiser voire s'estomper. Quelles sont leurs options pour devenir propriétaire ? Est-il possible de faire l'acquisition d'un bien sans un apport personnel ? Éléments de réponse dans ce nouvel article. 

Des solutions existent 

Depuis le 1er janvier 2020, la Banque nationale de Belgique impose aux banques du pays de respecter des directives quant aux quotités hypothécaires. Pour les primo-acquéreurs par exemple, 35% des crédits qui leur sont accordés peuvent dépasser la quotité de 90% et 5% des crédits peuvent même dépasser la quotité de 100%, mais avouons-le, cela devient (très) rare. 

Pour accéder à la propriété de nos jours, la règle est simple : il faut déposer sur la table au moins 10% voire 20% du montant du bien convoité et...des frais annexes. Et cela sème pas mal d'embuches aux jeunes désireux de devenir propriétaires. La majorité des jeunes font des études durant plus longtemps que leurs parents, les revenus lorsqu'on se lance dans la vie active sont bas, ce qui ne permet pas toujours de disposer de fonds propres conséquents. Pour certains, ce rêve est même devenu inacessible.

En effet, pour certains primo-acquéreurs, devenir propriétaire d'un bien est très diffcile puisque les frais annexes à l'achat sont souvent (très) élevés. Par conséquent, même si la banque accepte (de plus en plus rare) de financer 100% de la valeur du bien, comment faire pour financer les frais annexes qui incluent les frais de notaire, les droits d'enregistrement ou encore la TVA ? Les banques leur diront de se constituer une épargne suffisante avant toute chose, mais il existe toutefois des solutions à l'épargne. 

1. Le crédit à la consommation à taux réduit. 

Quèsaco ? Il s’agit d’un crédit à la consommation qui permet aux parents, qui le souhaitent, d’aider leurs enfants à acheter une habitation et de financer jusqu’à 125% du prix d’acquisition du bien. Concrètement, l’enfant contracte un emprunt auprès de la banque de son choix, qui peut financer 90% à 100% de la valeur du bien.

Les parents peuvent, de leur côté, contracter un crédit à la consommation auprès d'un établissant financier proposant ce typede crédit, d’un montant maximum de 50.000 euros, sur une durée maximum de 120 mois, soit 10 ans. Le montant est alors mis à disposition par les parents à leurs enfants, ce qui permet aux parents de conserver leur épargne s’ils en ont une. Et qui dit crédit à la consommation dit pas de frais de dossier, processus rapide, pas d’hypothèque...

2. L'hypothèque d'un bien supplémentaire

Une hypothèque consiste à mettre un bien immobilier supplémentaire en garantie (la maison des parents, par exemple). En choisissant d'hypothéquer un bien, le primo-acquéreur pourrait avoir droit à un rédit hypothécaire dont le montant peut alors s’élever à maximum 90% de la valeur vénale des deux biens mis en garantie. Dans pareil cas, le risque est transposé sur les parents ou les proches qui acceptent de recourir à cette formule.

3. L'achat en indivision

Enfin, la troisème solution pour permettre aux primo-acqéureurs de devenir proporiétaire est l'achat en indivision avec ses parents. Le concept est simple : les parents et l'enfant achètent chacun une quote-part, ce qui permet d’emprunter plus puisqu’il y a plus de revenus pris en compte et donc peu d’incertitudes quant à la solvabilité des acquéreurs.

En optant pour cette option, les parents s’engagent, certes, dans un crédit hypothécaire, mais pas forcément à long terme. En effet, une fois les enfants plus stables (économiquement parlant), ils ont la possibilité de racheter la part des parents et donc de les libérer de la charge du crédit.

En résumé 

La bonne nouvelle c'est qu'il est tout à fait possible de devenir propriétaire sans apport de départ, cependant les primo-acquéreurs devront faire preuve de patience s'ils font le choix de l'épargne et de prudence s'ils optent pour l'une des options présentées ci-dessus.